mercredi 17 novembre 2010

Spartathlon - Ultra marathons "cousins"

Critères retenus

Ces critères se veulent très restrictifs, car c'est justement cela qui fait toute la difficulté et l'intérêt de ces courses.
  1. Course non stop : On exclut les courses à étapes de type Trans Gaule (par ailleurs totalement dans l'esprit) pour privilégier un effort continu.
  2. Durée de course de l'ordre de 24 heures pour les meilleurs : la course doit être suffisamment longue, notamment traverser la nuit, mais pas trop non plus car il doit être possible de courir quasiment de bout en bout (tout du moins pour les plus rapides) sans pause autre que de brefs arrêts aux ravitaillements.
  3. Parcours essentiellement sur bitume (ou éventuellement chemin "roulant") pour ces mêmes raisons: permettre la course.
  4. Ravitaillements suffisamment rapprochés : Le coureur doit pouvoir courir le plus "léger" possible sans une énorme réserve d'eau et de nourriture. Idéalement il y aura au moins un ravitaillement tous les 10 km. Une conséquence de ce point est la présence d'une importante équipe de bénévoles.
  5. Course possible sans assistance : C'est normalement une conséquence du point 4. L'essence même de la course à pied étant de courir par ses propres moyens, l'assistance doit rester optionnelle ou mieux limitée, voire carrément interdite (notamment les "pacers", le coureur doit pouvoir assumer seul la gestion de son allure).
  6. Ne nécessite aucun équipement spécifique : L'épreuve doit pouvoir être courue de bout en bout dans une tenue simple de course à pied (adaptée aux conditions météo) + le strict nécessaire pour la nuit (frontale et bandes réfléchissantes). Notamment aucun matériel de survie n'est requis et le téléphone portable doit rester un accessoire optionnel.
  7. Barrières horaires dures : Délai imparti d'environ 1,5 x le temps usuel du vainqueur, ce qui limite l'accès aux athlètes réellement préparés et motivés. Il ne s'agit pas d'une longue randonnée. Des barrières horaires intermédiaires mettent les coureurs attardés hors course. Les critères de sélection de l'organisation (souvent sur dossier) sont en conséquence.
  8. Limitation du nombre de participants : Il est limité de lui-même par le point 7. Quelques centaines de coureurs semblent être un maximum afin de garantir de bonnes conditions de sécurité et des ravitaillements corrects. La sélection ne doit ni se faire par un coût d'inscription prohibitif (type Badwater ou certains triathlons), ni par un système de loterie, mais uniquement par la performance et l'expérience.
D'autres aspects comme l'intérêt du parcours, l'histoire, les traditions, l'esprit purement amateur, le tarif, les conditions climatiques, ... sont également importants mais non décisifs.

Il est à noter qu'un point commun aux épreuves répondant aux critères ci-dessus est la présence de nombreux bénévoles impliqués chaque année durant de longues heures afin de soutenir les participants. Ceci n'est possible que pour des raisons profondes qu'elles soient sportives, culturelles, ou encore historiques.


1. Sakura Michi (Japon)

Année de création : 1994
Distance : 250 km
D+ : 1500m
Temps limite imparti : 36 heures (6,94 km/h)
Ravitaillements : 50, soit 1 chaque 5 km
Lieu du départ : Nagoya (Japon)
Date : Fin Avril
Prix inscription : 45000 Yens, hébergement 6 jours inclus (soit ~ 400 €, donc comparable au Spartathlon)

Sakura Michi 2006 - Un PC (source: Kim Hyeon Woo)
Histoire

Il est relativement difficile de trouver des informations sur cette course autres qu'en Japonais.
Sakura Michi (Sakura Michi Nature Race dans sa dénomination exacte en Anglais) signifie "course de cerisiers") se court au printemps à l'époque où les cerisiers sont en fleurs.
Après la guerre, un chauffeur de bus entre Nagoya et Kanasawa décida de planter des cerisiers sur le parcours pour l'égayer. Il y consacra tous ses loisirs jusqu'à sa mort, plantant des millers d'arbres.
Le fondateur de l'épreuve, Hiroshi Ogo décida d'organiser une course au Japon sur le modèle du Spartathlon (la Sakura Michi est également surnommée le "Spartathlon Japonais", et choisit ce parcours par amour de la tradition (au Japon le cerisier a un rôle éminemment symbolique) et le printemps afin que les arbres soient en pleine floraison.

Parcours

La route traverse le Japon dans sa largeur entre Nagoya au bord de l'Océan Pacifique et Kanasawa sur la Mer du Japon.
Parcours Sakura Michi (source: ultra-stanleypark.blogspot.com)

Le parcours est tout d'abord urbain sur les 65 premiers km à Nagoya et dans sa périphérie, puis la route s'élève dans la montagne pour franchir un col à 850m d'altitude (plus haut point vers le km 135). La route redescend ensuite vers Kanasawa.
Profil Sakura Michi (source: ultra-stanleypark.blogspot.com)
A l'arrivée, les coureurs doivent symboliquement toucher un cerisier.

Barrières horaires
  1. Shirotori-Cho (107,8 km) : 14H (moyenne section 1: 7,70 km/h, moyenne cumulée: 7,70 km/h)
  2. Shokawa-Mura (144,7 km) : 20H (moyenne section 2: 6,15 km/h, moyenne cumulée: 7,24 km/h)
  3. Shirakawa-Mura (175,0 km) : 24H30 (moyenne section 3: 6,73 km/h, moyenne cumulée: 7,15 km/h)
  4. Johana-Machi (213,4 km) : 30H30 (moyenne section 4: 6,40 km/h, moyenne cumulée: 7,00 km/h)
  5. Kanasawa (250,0 km - arrivée) : 36H (moyenne section 5: 6,65 km/h, moyenne cumulée: 6,94 km/h)
Particularités
  • Les différences de température sont très importantes pendant la course: souvent largement négatives dans la montagne, chaudes sur la fin.
  • Les ravitaillements sont d'excellente qualité, à la fois exotiques et gastronomiques pour un Européen.
  • Les coureurs -quelque soit leur position dans la course- doivent s'arrêter aux feux de signalisation.
  • Comme pour le Spartathlon, il est possible de faire déposer des sacs à différents CP.
  • Les coureurs étrangers sont hébergés chez Hiroshi Ogo le fondateur de la Sakura Michi dans un cadre très traditionnel (voir CR).
  • Il est possible de venir avec un accompagnateur qui suivra la course dans un bus de l'organisation.
Participation
Affiche Sakura Michi 2011 (source: site officiel)
L'inscription se fait sur dossier avant fin Novembre. Il n'y a pas de conditions clairement définies, mais seulement 20 étrangers sont sélectionnés chaque année dont quelques français. Un solide CV en ultra est donc nécessaire. Il semblerait qu'avoir terminé le Spartathlon soit une condition quasiment nécessaire (mais suffisante?). Pour les autochtones, la sélection est d'ailleurs encore bien plus draconienne tellement il y a de demandes!
Il y a en général 60 à 70 finishers sur une centaine de partants.

Vainqueurs / Records / Participants connus 

Il est difficile d'avoir des données complètes sur cette épreuves. D'ailleurs la base de données de la DUV ne comporte que les années 1996, 1999, 2004, 2005, 2008-2011.
Sur ces années (mais est-ce correct dans l'absolu?), les 3 meilleures performances masculines :

  1. Kenji Okiyama (Japon) : 23H48 en 1996 (moyenne : 10,50 km/h)
  2. Patrick Macke (Grande Bretagne) : 23H50 en 1999
  3. Kazushi Okanda (Japon) : 24H24 en 2005
De même pour les 3 meilleures performances féminines :

  1. Emi Matshushita (Japon) : 27H26 en 2010 (moyenne : 9,11 km/h)
  2. Sumie Inagaki (Japon) : 28H01 en 2005
  3. Emi Matshushita (Japon) : 28H10 en 2011
Quelques coureurs Français ont participé à la Sakura Michi, notamment Stéphane Pélissier 9ème en 2007 dans le temps de 29H22 et Thierry Foucaud seul Français finisher en 2011.

Vidéos et récits


2. Nove Colli Running (Italie)

Année de création : 1998
Distance : 202,4 km
D+ : 3840m
Temps limite imparti : 30 heures (6,75 km/h)
Ravitaillements : 18 (espacés de 5 km à 22 km) + plats "au vol"
Lieu du départ : Cesenatico (Emilie-Romagne, Italie)
Date : Fin Mai
Prix inscription : 60 € (140 € avec 3 nuits d'hôtel)
Site officiel : www.novecollirunning.it
 
Nove Colli Running 2009 - JJ Moros (source: Les Chamois du Nivolet)
Histoire

La "Nove Colli" est à l'origine une course cyclo-sportive (c'est une des cyclo-sportives mythiques au niveau mondial).
Cette course fut crée en 1971 sur le modèle d'une course similaire en Suisse. Elle est dédiée à la mémoire du champion cycliste Italien Fausto Coppi. Elle révéla d'ailleurs Marco Pantani.
La version course à pied (d'où la dénomination précise "Nove Colli Running" fut créée en 1998 et emprunte le même parcours sauf au début (d'où 6 km à enlever par rapport aux panneaux indicateurs indiquant la distance parcourue).
La course est également dénommée "Uomo d'Acciaio" (Homme d'Acier).

Parcours

C'est une boucle partant de Cesenatico au bord de la Mer Adriatique.
La route emprunte 9 cols (d'où son nom), dont le plus haut est à près de 800m d'altitude. Il s'agit donc d'une succession quasi incessante de montées et de descentes avec parfois de fortes pentes, à faire passer les 100 km de Millau pour de la plaine...
Profil Nove Colli Running (source: site officiel), cliquez pour agrandir
Les 9 cols :
  1. Polenta (287m - km 28,9) : D+=227m, L=8 km, pente=3,1% (max=13%)
  2. Pieve di Rivoshio (397m - km 57,6) : D+=307m, L=8 km, pente=4,7% (max=9%)
  3. Ciola (513m - km 70,2) : D+=313m, L=6 km, pente=5,5% (max=11%)
  4. Barbotto (507m - km 84,4) : D+=372m, L=5,5 km, pente=6,9% (max=18%)
  5. Monte Tiffi (394m - km 107,1) : D+=164m, L=3 km, pente=5,8% (max=16%)
  6. Perticara (653m - km 116,2) : D+=368m, L=9 km, pente=4,1% (max=12%)
  7. Pugliano (791m - km 136,6) : D+=511m, L=9 km, pente=5,6% (max=12%)
  8. Passo delle Siepi (414m - km 151,6) : D+=214m, L=4 km, pente=5,9% (max=7%)
  9. Gorolo (349m - km 172,4) : D+=274m, L=4 km, pente=6,1% (max=17%)
Barrières horaires
  1. Pieve di Rivoshio (57,6 km, 2ème col) : 7H30 (moyenne section 1: 7,68 km/h, moyenne cumulée: 7,68 km/h)
  2. Ponte Uso (101,2 km) : 14H (moyenne section 2: 6,71 km/h, moyenne cumulée: 7,23 km/h)
  3. Ponte Uso (158,0 km) : 23H (moyenne section 3: 6,31 km/h, moyenne cumulée: 6,87 km/h)
  4. Cesenatico (202,4 km - arrivée) : 30H (moyenne section 4: 6,34 km/h, moyenne cumulée: 6,75 km/h)
Particularités
  • Il peut faire chaud fin mai en Italie.
  • Pour des raisons de sécurité, les 20 premiers km (plats) sont "neutralisés": les coureurs doivent suivre la voiture du commissaire de course à 10 km/h environ.
  • Les cyclistes empruntent la même route (ils partent plus tard), c'est sympathique au niveau animation, mais il faut faire très attention surtout en virage dans les descentes.
  • Un diplôme est néanmoins décerné si on abandonne, mais qu'on est parvenu à ces points dans les temps: La Montagne ("La Montagna", 84 km) et La Roche ("La Roccia", 158 km).
  • Les ravitaillements sont assez espacés: seulement 18 en tout aux km 5; 11; 16; 21,5; 34,3; 43,8; 50,1; 57,6; 70,2; 77,1; 84,8; 94,2; 101,2; 116,2; 136,6; 158,1; 172,4; 186,8.
  • Il est possible de faire déposer des sacs personnels aux différents PC, ce qui peut s'avérer très utile vu l'éloignement de certains ravitaillements.
Participation / Taux d'abandon

L'inscription se fait par Internet, les pré-requis n'apparaissent pas clairement, mais il est demandé de fournir son CV d'ultra-marathonien.
Le nombre d'inscrits est limité à une centaine.
En 2010 il y a eu 41 finishers (dont 3 hors délais) sur 93 partants (pour 103 inscrits).
Le taux d'abandon est toujours très élevé, autant, voir davantage que le Spartathlon.

Vainqueurs / Records / Participants connus 

Le Français Jean-Jacques Moros a remporté deux fois l'épreuve en 2003 et 2005. Un autre vainqueur notoire est l'Italien Ivan Cudin qui a gagné en 2011. Les autres vainqueurs sont moins connus et se partagent entre Italiens et autres Européens dont la belle performance d'Eric Derivaz vainqueur en 2009.
Chez les femmes également, les victoires se partagent entre Italiennes et autre Européennes. La Française Christine Dadoun a gagné en 2008 et Brigitte Bec-Cètre l'a emporté en 2011. Seules 15 femmes ont terminé la Nove Colli depuis sa création.

Le record de l'épreuve est d'ailleurs détenu par Jean-Jacques Moros en 18H08'22" qui l'a établi lors de sa seconde victoire en 2005 (moyenne: 11,16 km/h) devant Ivan Cudin (18H26'07" en 2011).
Chez les femmes, la Tchèque Martina Juda détient le record de l'épreuve en 25H04'11" (7ème au scratch en 2007, moyenne: 8,07 km/h).

Les Français brillent régulièrement sur cette course, car outre ces 3 victoires, 4 ont terminé à la 3ème place: Luc Dumont Saint Priest en 2000, Florian Henaux en 2006, Albert Vallée en 2007, et Jean-Claude Poret en 2010.
Chez les Françaises, en plus de la victoire de 2008, Anny Monot en 2008 également ainsi que Katel Corne en 2010 ont terminé à la 2ème place. Cette dernière est encore 3ème en 2011.

Vidéos et récits


3. Ultrabalaton (Hongrie)

Distance : 212 km
D+ : Faible (environ 500m ?)
Année de création : 2007
Temps limite imparti : 32 heures (6,63 km/h)
Ravitaillements : 50, soit 1 chaque 4 à 5 km
Lieu du départ : Tihany (Lac Balaton, Hongrie)
Date : Fin Juin
Prix inscription : de 65 € à 120 € selon la date
Site officiel : www.ultrabalaton.hu

Ultrabalaton 2010 (source: Cufar Sdravko)
Histoire

L'épreuve a été créée récemment en 2007. 2012 sera donc la 6ème édition. Malgré cette jeunesse, la course est très bien organisée dans un pays où l'ultra marathon est une tradition (Edith Bercès championne de courses horaires et toujours détentrice du record du monde féminin du 24H est Hongroise).

Parcours

Comme son nom l'indique, il s'agit d'effectuer le tour du Lac Balaton (plus grand lac d'Europe Occidentale), dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en partant de Tihany sur la presqu'île située sur la côte nord du lac.
Le circuit est agréable et très roulant (un peu vallonné les 30 premiers km, puis quasiment plat) et emprunte essentiellement des pistes cyclables.
Parcours Ultrabalaton avec les ravitaillements (source: site officiel)
Barrières horaires
  1. Keszthely (69,5 km) : 10H (moyenne section 1: 6,95 km/h, moyenne cumulée: 6,95 km/h)
  2. Balatonboglár (111,8 km) : 16H (moyenne section 2: 7,05 km/h, moyenne cumulée: 6,99 km/h)
  3. Balatonvilágos (163,2 km) : 24H (moyenne section 3: 6,43 km/h, moyenne cumulée: 6,80 km/h)
  4. Tihany (212 km - arrivée) : 32H (moyenne section 4: 6,10 km/h, moyenne cumulée: 6,63 km/h)
Ces barrières, au vu du profil roulant, font de l'Ultrabalaton une épreuve un peu plus "facile" que la Sakura Michi et la Nove Colli, et bien sûr que le Spartathlon.

Particularités
  • Il peut faire très chaud fin juin en Europe Centrale.
  • Les coureurs transportent une clé avec code qui sert à pointer à chaque poste de contrôle.
  • Une course en relais par équipes de 10 (soit environ 1 semi par coureur) est organisée sur le même parcours.
  • Il est possible d'avoir une assistance vélo ou motorisée.

Participation / Taux d'abandon

L'inscription se fait par Internet dès début Novembre, il n'y a aucun pré-requis pour le moment, mais ça ne saurait tarder vu que l'épreuve commence à être connue et qu'il y a de plus en plus de participation étrangère.
En 2011 il y a eu 99 finishers sur 120 partants.

Vainqueurs / Records / Participants connus 

Yannis Kouros a remporté l'épreuve en 2008 à 52 ans, mais a concédé une de ses rares défaites en 2007 en terminant 2ème derrière le Hongrois Bogar Janos à moins de 2 minutes!
Les autres vainqueurs masculins sont l'Espagnol Eusebio Bochons en 2009, le Hongrois Attila Vozar en 2010, et le Slovène Boris Ivanovic en 2011.

Le record de l'épreuve est détenu en 18H50'06" par Bogar Janos qui l'a établi dès la 1ère édition de 2007 (moyenne: 11,26 km/h).

Coté féminin, la Hongroise Veronika Görög détient le record de l'épreuve en 23H35'43" (7ème au scratch en 2010, moyenne: 8,98 km/h, et seule femme sous les 24 heures). Les autres vainqueures féminines sont les Hongroises Timea Bontovics (2007), Ildiko Wermescher (2008), Andrea Gal (2009), et Szilvia Lubics (2011).

Le Français Gilles Pallaruelo a couru et terminé les 5 éditions! Une seule Française a terminé cette course: Anny Monot à l'âge de 60 ans en 2009.

Vidéos et récits (Yannis Kouros apparaît sur les vidéos officielles 2007 et 2008)


Quelques autres ultras sur route de durée similaire

Ces courses ont en commun avec les précédentes la durée de l'effort (de l'ordre de 24 heures pour les meilleurs) et le fait qu'elles soient courues sur bitume ou chemin roulant.

Par contre, elles ne rentrent pas dans certains des autres critères.


Grand Union Canal Race -GUCR- (Grande Bretagne)

Grand Union Canal Race (source: Glyn Marston)
Il est parfaitement possible de faire cet ultra de 145 miles (233,3 km) sans assistance bien que les ravitaillements soient relativement espacés (de l'ordre de 25 km) et que l'organisation conseille de disposer d'une équipe d'assistance. Le nombre de places en "solo" (unsupported runner) est d'ailleurs limité.
Le parcours comporte très peu de dénivelé vu qu'il suit le Grand Union Canal entre Birmingham et Londres (chemins de halage plus ou moins roulants surtout en cas de pluie...).
J'ai hésité à mettre le GUCR dans la "top liste", mais le délai de 45 heures la rend relativement accessible à des "randonneurs", de plus l'espacement des ravitaillements impose de courir relativement "chargé" si l'on ne dispose pas d'assistance.
Par contre, ce peut être une excellente course de préparation (utilisée d'ailleurs comme telle par de nombreux Spartathlètes britanniques), à ceci près que le dénivelé est négligeable et qu'en Angleterre fin mai le climat risque davantage d'être pluvieux que caniculaire...
Site officiel : www.gucr.co.uk


L'Ultr'Ardèche (France)

C'est un peu l'équivalent français de la Nove Colli de part la distance et le profil. En effet ce ne sont pas moins de 212 km pour 4200m de D+ qui sont au menu!
La première édition aura lieu les 12 et 13 Mai 2012.
Le temps limite est de 36 heures.
Profil de l'Ultr'Ardèche avec OpenRunner
Cette épreuve est organisée par Laurent Brueyre (lolo07), ultra-marathonien expérimenté et promet de s'installer durablement dans le calendrier ultra.
Le fait que la course nécessite obligatoirement une assistance (peu de points de ravitaillement, du moins pour cette première édition) l'exclut pour le moment de la liste.
Des sites magnifiques!
Cette épreuve est néanmoins une excellente préparation au Spartathlon, tant par la durée de course que par le dénivelé, voire la chaleur qui peut déjà être assez forte en Ardèche mi-Mai.


Badwater (Etats-Unis)

Badwater (source: rue89.com)
Courue dans des conditions de température extrêmes (plus de 50 degrés à l'ombre) entre la Vallée de la Mort et le Mont Whitney, cette course de 135 miles (217 km) nécessite une équipe d'assistance conséquente et motorisée avec un coureur "pacer" sur la fin, ce qui l'exclut de fait de la liste, idem pour le délai de 48 heures.
Site officiel : www.badwater.com


Coast to Kosciuszko -C2K-  (Australie)

Coast to Kosciuszko (source: site officiel)
Cette épreuve de 240 km courue aux antipodes entre Eden (sur la côte Pacifique entre Sydney et Melbourne) et le Mont Kosciuszko (2228m, plus haut sommet d'Australie) s'inspire davantage de la Badwater (même si les conditions sont moins extrêmes) que du Spartathlon et nécessite la présence d'une équipe d'assistance motorisée avec "pacer" à l'américaine sur la fin. Même remarque concernant le délai de 48 heures.
A l'instar de la Sakura Michi, il y a souvent de gros écarts de température sur le parcours (chaud en début de course -l'épreuve ayant lieu mi-décembre donc en été-, souvent froid sur la fin).
C'est tout de même une course à faire si vous avez la possibilité de voyager en Australie.
Site officiel : www.coast2kosci.com


2 commentaires:

  1. Un partenaire d'entraînement fera Badwater en 2011. Comme entraînement, il court sur son tapis roulant dans son sauna. Une bonne manière de se préparer à la chaleur du désert.

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  2. vraiment top tes articles ...
    très clair et bien détaillé
    sylvain

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